Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 22:43
Benoit-XVI.jpg Notre Saint Père Benoît XVI  a rédigé  à l'intention des Chrétiens du  monde entier  une seconde Encyclique.

Après "Dieu est Amour",  "Spe Salvi", soit  Sauvés par l'Espérance.


Elle  est disponible  en lecture sur le site du Saint Siège.

Un PDF que j'ai réalisé peut  être aussi téléchargé ICI.


Par père Antoine Laforge - Publié dans : Théologie
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 21:31

... car, si tu ne lui as pas donné à manger, tu l'as tué »

 
Un projet de loi, (Dieu Merci rejeté aujourd’hui),  particulièrement révoltant m'inspire quelques réflexions.

 Lire

Bien que rejeté, le seul fait qu’un tel article de loi ait pu être proposé est inquiétant et grave.
 

Comment encore parler de société charitable et solidaire lorsque l’on prévoit que seuls les pauvres munis de papiers pourront bénéficier d’une place dans les centres d’accueils ?

Quelle est cette institutionnalisation d’une échelle de la pauvreté, d’une exclusion des exclus supplémentaires, d’une stigmatisation subordonnée à la paperasse administrative ?

Combien de catégories d’exclus allons nous bientôt avoir ?

Combien d’hommes, de femmes et d’enfants, qui, après avoir quitté un pays au conditions de vie indignes, dans des conditions indignes, viendront crever sur nos trottoirs, dans l’approbation générale ?

Qu’entendra t-on bientôt ?

« C’est bien triste, mais après tout, c’est de leur faute, ils n’avaient pas de papiers. » ?

On voit bien que les faiseurs de loi n’ont jamais manqué d’un repas chaud quand il faisait froid et d’un bon lit sous un bon toit !

Doit-on s’étonner d’une telle déchéance humanitaire quand le président de la république inaugure son mandant en fêtant sa victoire au Fouquet’s ?

Nous sommes dans une société du mépris, de l’intolérance, et de l’indifférence.

 Bien sur, devant cette intolérable actualité, je pense au Christ, à Lui qui ne regardait pas le visage des miséreux qu’il soulageait, et qui donnait à manger à tous les hommes et les femmes sans distinction aucune.

Force est de constater que seules les institutions qui savent encore voir en l’autre le visage de Dieu savent encore donner aveuglément, et je joue expressément sur la métaphore.
 

L’Evangile a plus de  2000 ans, mais il est tout autant actuel que lorsqu’il a été rédigé.

Qui le lit encore, le comprend et le vit ?

Ne préfère t-on pas lire le cours de la bourse ou les déboires amoureux de quelque actrice qui bâtit sa réputation sur le nombre de fois qu’elle exhibe ses seins (refaits) à la télévision ?

 
Comme le dit si bien le très saint Père dans
Exhortation apostolique Sacramentum caritatis :

 
Il est significatif que saint Paul, dans le passage de la lettre aux Romains où il invite à vivre le nouveau culte spirituel, rappelle en même temps la nécessité du changement dans la manière de vivre et de penser : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » (12,2). De cette façon, l'apôtre des nations souligne le lien entre le vrai culte spirituel (Rm 12,1) et la nécessité d'une nouvelle manière de percevoir l'existence et de conduire sa vie. Renouveler sa façon de penser fait partie intégrante de la forme eucharistique de la vie chrétienne, « alors nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées »).

 

Prions pour que l’amour, le respect et la charité universelle envers l’Autre nous restent chevillés au cœur dans la fidélité à Jésus le Christ notre Seigneur Bien Aimé.

Par père Antoine Laforge - Publié dans : Société
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 18:07

 

760f77e0ba76a4200000f0b3d00a302a.jpgJe ne suis pas très cinéma, auquel je me rends très peu, mais il y a toujours des exceptions qui confirment la règle, et le film dont j’entreprends de parler sur ce blog l’illustre parfaitement.

Il n’est pas très récent, puisqu’il date de 1994, mais son thème, ou plutôt ses thèmes, ne sont pas datés le moins du monde.


« The Priest ».



 

Un titre court, sobre, simple, qui englobe à lui seul l’ensemble d’une fonction complexe, à la fois intime et publique.
En quoi le prêtre de ce film, father Greg Pilkington, peut-il prétendre représenter l’ensemble si divers de ses semblables ?
Parce qu’il se trouve confronté à un choix qui en appelle à sa conscience, à son engagement dans l’Eglise et en tant que serviteur du Christ.

L’éternelle question du choix moral, en quelque sorte, que tout individu se pose dans sa vie, mais un prêtre avec une acuité particulière, puisqu’il possède une autorité spirituelle, puisqu’il est représentant du Christ sur Terre.
Ses actes, ses paroles et ses pensées doivent sans cesse être mises dans la perspective de fidélité au modèle de Jésus Christ, notre Seigneur.


Le cas de conscience du père Greg repose sur le thème assez cliché du secret de la confession.
Certes, les ficelles du film ne sont pas fines : il apprend dans le secret de la confession qu’un père abuse régulièrement de sa fille adolescente. Que doit-il faire ? Doit-il le révéler à la mère, à toute la communauté ?


Des cas semblables se sont déjà présentés dans la réalité.



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Des procès retentissants et surmédiatisés ont allégrement posé la question de la moralité du secret de la confession sans jamais parvenir à trancher de façon satisfaisante.


Le film aussi impose son choix, et la décision de Greg se prend dans la douleur et un certain délitement spirituel.

     
 

Mais le film aborde une autre question essentielle relative aux prêtres, autant si ce n'est plus attendue que le secret de la confession: le sulfureux célibat des prêtres, doublée dans l’histoire de Greg, de l’homosexualité du personnage.
Non seulement il est homosexuel, mais il rencontre un homme avec lequel il a une aventure.


Sensualité, remords, engagement, amour...autant de troubles de l’âme que subit encore ce prêtre tourmenté.

La question est polémique et dérange.
Quelle est la valeur et la dignité d’un prêtre homosexuel ?
Mérite t-il d’assumer la charge spirituelle que l’on attend de lui ?
Sa vocation est-elle authentique, autrement dit, Dieu a-t-il vraiment pu appeler à son service un homosexuel ?


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Ceux qui répondent à ces questions par la négative n’ont pas compris que Dieu a fait les hommes et les femmes de chair, certes ,mais surtout d’esprit, et que l’engagement auprès de Lui, la foi, la volonté de le servir jour après jour font appel à des qualités d’âme et non de corps.

Et d’ailleurs, si les fidèles des paroisses pouvaient imaginer le nombre d’homosexuels auxquels au fil des années ils ont fait confiance sans jamais se douter de cette part de leur intégrité, ils ne songeraient même pas à se poser ces questions ineptes.


Autant de thèmes graves et profonds que ce film aborde avec sensibilité et illustre dans une fiction tout à fait prenante.

 






 
Par père Antoine Laforge - Publié dans : Culture
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 21:31

 

 

41rA9uzdbOL.-AA240-.jpg Un scandale annoncé : la publication de lettres de Mère Térésa dans lesquelles elle expose, à nu et à vif, sa douleur à ressentir l’absence de Dieu.

Comment ne pas s’étonner de ce doute, de ce gouffre de l’âme sans lumière aucune chez une figure aussi rayonnante de spiritualité? Térésa ne se voyait-elle pas en « Sainte des Ténèbres ».

Une des figures les plus charismatiques de la Chrétienté du siècle passé dont le rayonnement ne cesse de fasciner a donc connu le doute, a douté de l’âme, du Christ et de Dieu. Elle a mis en perspective son engagement et le vide intérieur qui la rongeait. C’est justement dans cette perspective que se trouve la foi.

L’expérience mystique de la foi, qui n’est pas une répétition mécanique des prières. C'est l'engagement le plus intime qui se puisse imaginer. Le plus solitaire et le plus individuel que l'on puisse réaliser.

Pour souffrir de l’absence de Dieu avec cette intensité, pour y résister et continuer son œuvre, comme Térésa, il lui faut avoir pressenti la plénitude de Dieu. Cet appel dans l’appel lui a donné la force de se dévouer aux plus pauvres, dans des conditions de vie insupportables. Cette plénitude, devenue présence en creux, a été sa force pendant cinquante années.

La foi des mystiques est le rapport presque charnel de la présence de cet absolu que l’on appelle Dieu pour partager l’expérience avec les autres, mais dont on sait bien qu’aucun vocable, aucune forme ne pourra rendre compte, quelque chose de trop personnel pour être écrit et décrit, de trop intime et de trop difficile à vivre et encore plus à perdre.

La Foi est irrationnelle, les fluctuations de la Foi appartiennent à la dimension irrationnelle de l’esprit, à l’âme. On peut douter et prier, ne plus sentir la présence de la divinité et lui parler et vivre et agir dans le rapport que l’on entretient avec cet absolu en soi. On peut comprendre ce que peut être la plénitude pour l’avoir frôlée et ne plus sortir des ténèbres. La Foi est dans ce pardoxe, il faut admettre que la raison n'a pas sa place pour le saisir.C'est le paradoxe qui saisit le croyant. zurbaran-serapion.jpg

Ce parcours est commun à beaucoup de croyants. Il est plus commun encore parmi les femmes et les hommes engagés dans la religion. Il atteint des paroxysmes chez les plus grands mystiques.

Qu’une femme comme Mère Térésa ait eut à endurer ce purgatoire, car n’oublions pas que dans la tradition le purgatoire est le lieu où l’âme est éloignée de Dieu alors qu’elle le cherche, est une preuve s’il en fallait de la force de sa Foi.

C’est pour nous tous, chrétiens, croyants de toutes religions et même agnostiques un exemple à méditer.

Rien ne nous est si chèrement donné que ce que nous avons souffert en notre âme pour garder présent.

La présence vivante de Dieu est ce don ultime.

Je ne saurais trop vous conseiller de lire les lettres de Mère Térésa, que l’on peut commander en Anglais sur l’Internet, ou d’attendre la traduction en français pour le début de l’année prochaine. Pour commander

Bonne lecture et bonne méditation à tous.

 

Père Antoine Laforge

Par père Antoine Laforge - Publié dans : Grandes figures de la Foi
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 17:58
Abbaye-pour-blog.jpg Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église:

C'est une grande chose, en vérité, de « tout quitter », mais une plus grande de « suivre le Christ » car, comme nous l'apprenons dans les livres, beaucoup ont tout quitté mais n'ont pas suivi le Christ. Suivre le Christ est notre tâche, c'est notre travail, en cela consiste l'essentiel du salut de l'homme, mais nous ne pouvons pas suivre le Christ si nous n'abandonnons pas tout ce qui nous entrave. Car « il s'élance en conquérant joyeux » (Ps 18,6), et personne ne peut le suivre s'il est chargé d'un fardeau.

« Voilà, dit Pierre, que nous avons tout quitté », non seulement les biens de ce monde, mais aussi les désirs de notre âme. Car il n'a pas tout abandonné, celui qui reste attaché ne serait-ce qu'à lui-même. Bien plus, cela ne sert à rien d'avoir abandonné tout le reste à l'exception de soi-même, car il n'y a pas pour l'homme de fardeau plus lourd que son moi. Quel tyran est plus cruel, quel maître plus impitoyable pour l'homme que sa volonté propre ?… Par conséquent, il faut que nous abandonnions nos possessions et notre volonté propre si nous voulons suivre celui qui n'avait « pas d'endroit où reposer la tête » (Lc 9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l'a envoyé » (Jn 6,38).
Par père Antoine Laforge - Publié dans : Textes
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 18:07
Cierge-et-croix.jpg Pape Benoît XVI Audience générale du 4/10/06 :

« Viens et tu verras » : l’apôtre Barthélémy-Nathanaël rencontre le Fils de Dieu

Traditionnellement, l’apôtre Barthélémy est identifié à Nathanaël. Ce Nathanaël venait de Cana (Jn 21,2) et il est donc possible qu'il ait été témoin du grand signe accompli par Jésus en ce lieu (Jn 2,1-11). L’identification des deux personnages est probablement motivée par le fait que ce Nathanaël, dans la scène de vocation que rapporte l'évangile de Jean, est placé à côté de Philippe, c'est-à-dire à la place qu'occupe Barthélemy dans les listes des apôtres rapportées par les autres évangiles.

À ce Nathanaël, Philippe avait raconté qu'il avait trouvé « celui dont parlent la loi de Moïse et les prophètes : Jésus, fils de Joseph, de Nazareth ». Comme nous le savons, Nathanaël lui a opposé un préjugé plutôt décidé : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » Cette sorte de contestation est, à sa manière, importante pour nous. Elle nous fait voir en effet que, selon les attentes juives, le Messie ne pouvait pas venir d'un village aussi obscur que Nazareth (cf Jn 7,42). Mais en même temps, elle met en évidence la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes en nous faisant le trouver précisément là où nous ne l'attendions pas. Par ailleurs, nous savons que Jésus, en réalité, n'était pas exclusivement « de Nazareth » mais qu'il était né à Bethléem et que finalement il venait du ciel, du Père qui est dans les cieux.

L’histoire de Nathanaël nous suggère une autre réflexion : dans notre rapport avec Jésus, nous ne devons pas nous contenter de seules paroles. Dans sa réplique, Philippe adresse à Nathanaël une invitation importante : « Viens et tu verras ! » Notre connaissance de Jésus a surtout besoin d'une expérience vivante. Le témoignage d'autrui est certainement important, car normalement toute notre vie chrétienne commence par l'annonce qui parvient jusqu'à nous grâce à un ou plusieurs témoins, mais ensuite, c'est nous-mêmes qui devons être impliqués personnellement dans une relation intime et profonde avec Jésus.

Par père Antoine Laforge - Publié dans : Textes
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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 21:26
Je suis heureux de publier deux nouvelles infographies qui m'ont été adressées par un artiste de grand talent et ami intime, Julien Thibault.



Celle ci s'intitule : Le Mystère au coeur de la Création.




Celle ci s'intitule : La Lumière dans la nuit.


Les artistes possèdent en eux un mysticisme particulier, ils sont, par définition, en relation avec le Seigneur d'une manière unique.
C'et véritablement ce lien entre l'Homme et son Créateur que je ressens, spirituellement et matériellement, lorsque je restaure des oeuvres d'art.
Le talent est non seulement un don de Dieu, mais un lien supplémentaire qu'Il nous a donné par le biais de l'Art et des artistes pour l'atteindre.

Ces infographies sublimes sont un hommage à l'ensemble de la Création et à la place que tient le Christ dans nos vies de croyants.
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 22:26
madre-teresa-calcutta.jpg
Je ne peux résister à la tentation de publier sur ce blog ce sublime texte de la bienheureuse Mère Teresa sur le pardon des offenses.

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Lc 11,4)


Chaque soir, avant de vous endormir, vous devez faire votre examen de conscience (car vous ne savez pas si vous serez encore de ce monde le lendemain !). Quel que soit le mal que vous avez fait, vous devez vous engager à réparer si c'est possible. Si, par exemple, vous avez volé quelque chose, essayez de le rendre. Si vous avez froissé quelqu'un, essayez de vous en excuser sans délai. S'il est impossible de réparer, exprimez à Dieu vos regrets ou vos remords. C'est très important, car nous devons être capables de contrition pour être rendus capables d'amour. Vous pourriez dire, par exemple : « Seigneur, je suis navré de t'avoir offensé et je te promets de faire de mon mieux pour ne plus recommencer ». Alors, tout à coup, quelle impression de bien-être, de délivrance, que de sentir son coeur purifié ! Souvenez-vous que Dieu est miséricorde. Il est notre Père prévenant, prêt à tout pardonner et à tout oublier, à la condition que nous essayions d'en faire autant envers ceux qui nous ont fait du tort.

Examinez donc le fond de votre coeur pour voir s'il n’y demeure pas enfouie quelque rancune envers votre prochain. Comment, en effet, pourrions-nous demander à Dieu de nous pardonner, alors que nous ne voulons pas pardonner aux autres ? Souvenez-vous que si vous vous repentez vraiment avec un coeur généreux, vos fautes seront oubliées aux yeux de Dieu. Il vous pardonnera toujours si votre repentir est sincère. Priez donc pour pardonner à ceux qui vous ont offensé, pour aimer ceux que vous n'aimez pas, et sachez ensuite pardonner comme Dieu vous a pardonné.

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame1995, p. 48)

Lire la biographie de Mère Teresa
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 22:34
L'art et la spiritualité sont les deux versants du sommet de l'âme humaine.
Là se rencontrent la foi, le sens de la beauté, le désir de se dépasser, de pousser plus loin et plus haut cette part de nous même que nous ressentons souvent avec une acuité presque douloureuse.
Pour illustrer mon propos, voici une infographie qu'un ami très cher m'a envoyé.
Un cadeau dont je le remercie et que je suis fier de publier sur mon blog.
La-Brebis--gar-e.jpg

Voici le texte :
Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine à Ninive, près de Mossoul dans l’actuel Irak
Discours ascétiques, 1ère série, n° 2 (trad. DDB 1981, p.68)

La brebis égarée


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, je n'ai pas un coeur qui se met en peine pour partir à ta recherche, ni de repentir, ni de tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n'ai pas de larmes pour te prier. Mon esprit est enténébré par les choses de cette vie et n'a pas la force de tendre vers toi dans sa douleur. Mon coeur est froid sous les épreuves, et les larmes de l'amour pour toi ne peuvent pas le réchauffer. Mais toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un coeur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à ta recherche, car sans toi je serai privé de tout bien ; ô Dieu bon, donne-moi ta grâce. Que le Père qui, hors du temps, dans l'éternité, t'a engendré dans son sein renouvelle en moi les formes de ton image.

Je t'ai abandonné ; ne m'abandonne pas. Je suis sorti de toi ; sors à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage ; compte-moi avec les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l'herbe verte de tes mystères divins dont le coeur pur est la demeure, ce coeur qui porte en lui la splendeur de tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par ta grâce et ton amour de l'homme, toi notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen.

Qu'en cette veille de l'Assomption, nos coeurs se tournent vers Jésus le Christ notre Sauveur.
Je vous souhaite à toutes et à tous, la Paix du Christ


Père Antoine Laforge


Par père Antoine Laforge - Publié dans : Art
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Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 22:13
Pour ce premier article sur ce blog, je me contenterai de proposer la lecture du dernier ouvrage de notre Sainteté le Pape Benoît XVI.

Jesus-de-Nazareth-reto.jpg

Benoît XVI est sans le moindre doute l'un des plus grands et éminents théologiens, non seulement de sa génération, mais de son temps.
Dans ce livre remarquable, véritable ouvrage de référence, (et livre de chevet personnel) il a su exposer dans un langage clair et accessible à tous, ce que Jésus,le Christ, si simplement appelé Jésus de Nazareth a apporté à nos vies de chrétiens et au monde entier.

La réponse est une évidence qui se savoure au fil des pages.

Ce livre est d'un immense intérêt pour tout chrétien, mais aussi pour quiconque s'interroge sur Jésus.
Surtout, en ces temps où la mode est à fonder sa croyance sur les supposées preuves matérielles régulièrement exhumées par une archéologie douteuse, il est une réaffirmation essentielle - et salutaire -de ce que doit être la véritable pierre angulaire du chrétien : LA FOI.

Bonne lecture !
Par père Antoine Laforge - Publié dans : Théologie
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Présentation

  • : Le blog d'Antoine Laforge
  • Le blog d'Antoine Laforge
  • : Divers
  • : Je suis un prêtre catholique. En plus de mon ministère, je suis restaurateur d'antiquités et objets du culte auprès du Musée des Arts Liturgiques de Meline. Je suis passionné d'art et d'histoire de l'art, et bien sur de théologie et d'histoire des religions de l'antiquité méditerranéenne (Egypte, Grèce). J'aime la musique baroque et médiévale, mais aussi indienne(tabla, sitar...) et regarder et méditer sur de belles photos surtout lorsqu'elles sont prises par un ami . Sur ce blog je souhai
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